Droits du patient vs emprise

Réflexion: quand un patient rejette un « traitement médical éprouvé » s’affrontent parfois deux raisonnements. L’un parle de droit du patient à choisir « en âme et conscience » le traitement qui lui convient, l’autre d’emprise ou d’altération du jugement ne permettant plus au patient de choisir avec discernement ce qui lui convient.

Sur quels éléments peut-on se baser pour trancher ?

  • L’abus de situation de faiblesse (26/11/2011) peut être une approche qu’on cherchera à valider: est-on en présence d’une personne vulnérable dont quelqu’un a abusé, en connaissance de cause, pour se faire remettre de l’argent ? Une personne atteinte d’un cancer est par définition vulnérable. Le praticien qui s’en occupe le sait puisqu’il intervient précisément dans ce cadre. Peut-on ensuite considérer qu’il abuse de cette vulnérabilité pour se faire payer tant et plus de consultations aussi nombreuses qu’inefficaces ? A la justice de trancher.
  • Une autre approche pourrait être d’évaluer si la personne malade s’est faite escroquée. Certains patients, sur leur lit de mort, concèdent à leurs proches s’être fait avoir, après y avoir tellement cru et se rendre compte beaucoup trop tard de leur erreur fatale. L’on pourrait alors voir s’il y a publicité mensongère/trompeuse dans le chef de la pratique fatale.

D’autres approches existent sans nulle doute.

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